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Chienne Tamaskan couchée dans la neige

Derrière chaque élevage, il y a une histoire, une passion et une personne dévouée. Ici, c’est Marie-Andrée qui insuffle à son élevage toute son expérience et son amour pour les chiens nordiques. Forte de plus de 15 ans d’apprentissage, elle a su relever de nombreux défis avec patience et bienveillance, façonnant un environnement où le bien-être animal est au cœur de tout. Mais son parcours ne se limite pas à l’élevage : une rencontre marquante avec un véritable loup a profondément influencé sa vision et son lien avec ces animaux fascinants. Découvrez à ce qui fait de son élevage un lieu unique, empreint de respect, d’engagement et de passion.

L'histoire de 
Mahìkan Atùm Tamaskan

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Ma rencontre avec le loup

C’était le 15 août 2007, en Nouvelle-Écosse, dans une petite baie près d’Amherst.

Je venais d’établir mon campement pour la nuit et le soleil se couchait dans un ciel rosé. Les hautes herbes dansaient sous la brise légère. La pleine lune montait, si magnifique, et se reflétait dans la mer.

 

C’est à ce moment qu’il est apparu, juste là, à environ 12 pieds devant moi. Il se tenait immobile dans une posture élégante, ses yeux droits dans les miens. Nous avons communiqué, silencieusement. Je ressentais de la sincérité et, surtout, de l’humilité dans notre échange.

Nous nous sommes regardés, le temps s’était arrêté pour cet instant inoubliable. J’ai pu apprécier sa belle fourrure grise, sa grandeur et sa stature impressionnante, sa magnifique tête tournée vers moi et ses yeux indescriptibles de couleur vert/gris/jaune. Lui aussi il avait une certaine curiosité envers moi.

 

D’un bond, il est parti. Il a continué son chemin sur la trace d’une proie, qu’il a vite fait d’attraper.

 

Dès cet instant j’ai voulu garder ce loup bien vivant en moi. Il est revenu me voir dans certains rêves, où il me montrait quel chemin emprunter. Sans le connaître, je l’aime et lui fais confiance.

Quelques années plus tard, j’ai adopté mon premier «ti-loup» à la Société protectrice des animaux, Louna. Cette histoire d’amour, que je vivais seulement dans mon cœur et dans mes souvenir, ne faisait que commencer à devenir réalité

Derrière l'élevage, il y a l'éleveuse...

Forte de plus de 15 ans d’apprentissage avec des chiens nordiques, dont des rescapés, moi, Marie-Andrée, j'ai toujours su me sortir des situations les plus angoissantes. Je gère un service de pension canine familiale, à mon domicile, avec mes 2 précieuses acolytes. Mes principes de base sont l’observation, l’écoute et la compréhension.

 

À mes débuts dans le monde canin, rien de moins qu’une rescapée battue et laissée à elle-même dehors au bout de sa chaine pour bien commencer ce périple. Les seules capacités de contact de cette chienne d’un mixte nordique était avec des chats! Réhabilitation de traumas diverses, développer la confiance pour réussir à communiquer, l’inciter à rester auprès de moi, ensuite l’éduquer.

 

Scénario semblable mais encore pire avec la seconde rescapée : famine, marques de coups et blessures, gestations multiples, trouble d’anxiété problématique, protectrice à l’extrême et… gestante. Le tout au début de la phase d’éducation de la première!

 

Bref, j’en ai conclu que c’est trop de temps et d’investissement de soi-même pour des êtres qui n’ont pas d’assez bons gènes pour être en santé physique et/ou mentale et pouvoir rester longtemps avec nous à partager une vie simple.(oui elle a eu ses chiots, 9 dont 8 vivants qui sont tous morts avant l’âge de 2 ans pour dysplasie très avancée de la hanche)

 

Je m’assume d’être «la matante à chiens». Celle qui fait faire des tours de traîneau à ses neveux et nièces et leur montre à diriger le petit attelage. Celle qui leur apprend le langage de la laisse. Celle qui leur fait faire du cani-cross ou de la cani-rando et les éduque sur les soins au retour d’une sortie.

 

Je suis aussi celle qui, en croisant un jeune enfant curieux avec son parent, m’arrête pour un moment partagé empli de joie, de câlins de chiens et de gâteries englouties.

 

Les personnes plus âgées nous saluent en demandant de s’approcher : c’est alors avec un immense plaisir que nous leur chantons une petite chanson ou leur montrons les petits tours qui font toujours rire.

 

Dans mon quotidien, mes chiens sont ma famille, les enfants que je n’ai pu avoir. Je ne suis jamais seule pour accomplir mes tâches, quelles soient faciles comme passer la balayeuse ou difficile et longue comme construire une niche à 2 étages avec un patio-soleil spécial pour Saya. Alors cuisiner devient une activité. Laver le plancher est un défi «Reste». Faire le lit est un défi câlins. Bref, je donne le meilleur de moi-même, j’aime rire et vivre avec eux. Les câlins sont impératifs dès le réveil. Le respect de l’espace de l’autre prend une autre signification. 

Pour m'aider à évoluer et à toujours perfectionner mes connaissances en comportement canin, c'est l'entraîneur de renommée internationale Jean-Christian Champagne (voir photo ci-bas) du Centre Canin de la Mauricie qui me guide ! 

Entraîneur de chiens international du Centre Canin de la Mauricie
Crédit photo : Centre Canin de la Mauricie
Chien tamaskan au pied de son maître
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